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UNE FABLE par Marie Notrille.
Il y a une petite histoire
que contait un oiseau
a' un enfant qui etait toujours assis
près d'un arbre.
- Un jour, peut etre tu rencontreras une jeune fille et tu l'aimeras -
Disait l'oiseau.
Et l'enfant riait et chantait.
-Mais elle voleras toujours comme je fais. -
Et ainsi disant
l'oiseau battait les ailes
et s'en allait dans le ciel
et il faisait des ronds
de grands ronds:
les ronds de la vie.
Mais l'enfant ne comprenait point.
Et tous les jours il aimait ecouter
cette petite histoire de l'oiseau.
Et le temps passait avec l'attente dans l'attente.
Un matin l'enfant leva ses bras au ciel et demanda:
- Dis moi, comment finira-t-elle l'histoire? -
Mais un braconnier qui passait
fit descendre le noir
dans un jour de soleil
par un coup cruel,
un coup de mort
et l'oiseau tomba sur la terre
dans un cri de douleur.
Et l'enfant resta immobile
avec les larmes dans les yeux,
avec les larmes dans son coeur.
Alors il prit l'oiseau et demanda encore
par une voix triste
sans espoir:
- Comment..comment finira-t-elle l'histoire? -
Silence!
Silence!
Personne parla.
Et un enfant marche encore
avec une plume dans sa main
et il ne saura jamais
comment finira la petite histoire
de son petit amour!
LUXURIANTES CYMES D'ARBRES
Luxuriantes cymes d'arbres
et cheveux de femme
dominent par cette cruelle roche
mon regard
qui èpie les secrets de l'air.
Quels secrets I'air
recueille et entraine
et ou les conduit-ils?
Sur tes yeux
jeune fille
ou près de chaque homme
proie de rêves et de tourments?
Voici
ce poing
qui saisit de phantasmes dans l'air,
voici les luxuriantes cymes
saisies par l'air,
voici tes cheveux
dans l'air,
avec l'air
immobiles
aèriformes
phantasmes
comme luxuriantes cymes d'arbres
JEUNESSE
Et quand je me rappelerai
des vallées eternelles
ou je terminais mes voyages ,
tu , allors,
couverte de feu
retourneras a vivre
le jour des amants.
Si puis reviandra féroce
la soif ardente insatisfaite
dans ce désert,
tu, alors
te couvriras de sable
rouge et brûlante
et tu me parleras de la vie.
Et toi ma jeune fille
qui me regardes en attente
tu restes.....
et je ne sais t'expliquer
quelle douleur infinie
aujourd'hui m'a parlè
Comm'il brûlait le soleil
mes épaules
quand allongé
je restais reveur
en attente qu'il
donne aussi toi
un peu de brûlure
pour ta peau
parfumée
par la salinitè des mes rêves
Te regarder
il aurait ètè
comme te prendre
et te porter loin :
un act et un temps:
Il aurait ètè
la fin d'un instant
ou l 'heure
n'avait plus d'importance
car l'espace
etait plein de toi.
T'avoir
il aurait ètè
plus que tout
Il aurait eu
la couleur de l'eau
et la musique d'un temps
sans fin.
Mais la vérité
est dans le fond des mains
qu'ont creusè la terre du soleil
et tu,
lumière de la terre
si m'avais regardè
il aurait ètè toute la vie:
un act et un temps.
Il aurait ètè
comme fuir
et rester ici
dans ces trois dimensions
que n'auraient pas recueilli
le plus petit
des nos sourires.
Je sais
que tu pense toujours à la mer.
Je te dècouvris partout
dans la mer des tes rêves
à chercher le bateau à voiles
qui t'enleve.
Un crépuscule marin
te dis d'attendre
et tu attends.
Le ciel veuille
qui l'attente gonfle
l'espoir de ma voile.